Toutes les utilisations du Bicarbonate pour les Soins Corporels

Recettes et astuces soins corporels, santé, forme et beauté.

Extraits du livre "Bicarbonate: un concentré d'astuces"  © Editions Eyrolles. Tous droits réservés.

Considérations générales : il est maintenant clairement établi que notre alimentation moderne pêche par excès de protéines (apportées par la viande, les laitages, les œufs…) et de sucres rapides (pâtisseries industrielles,en-cas divers…) et par les déficits en fruits et légumes frais. Or, les premiers sont acidifiants et c’est dansles seconds qu’on puise les bases (et en particulier les bicarbonates) permettant de compenser les facteurs acidifiants. Plusieurs études ont démontré que nous sommes en grande majorité confrontés à un pH métaboliquelégèrement acide, qui contribue probablement à affaiblir notre organisme, à nuire à sa résistance et à ses défenses immunitaires. Cette légère acidité, qui oblige le corps à puiser les minéraux déficitaires dans les os, serait même en partie responsable de l’ostéoporose, très commune chez les femmes après la ménopause. Le bicarbonate de sodium ne présente pas de risque particulier dans le cadre des utilisations proposées ici. Une consommation raisonnable de bicarbonate, en particulier à travers les eaux de boisson, peut d’ailleurs être bénéfique pour le métabolisme, osseux en particulier. Des travaux récents (ceux du docteur Bess Dawson-Hughes en 2009 en particulier) ont même démontré les effets positifs de la prise régulière de doses de bicarbonate pour la préservation du capital osseux.

Cas particulier du cancer et mises en garde d’usage

Il est possible que les candidoses soient liées d'une manière ou d'une autre aux tumeurs. Le Dr Simoncini a soulevé la question de savoir si un agent inhibant les candidoses, tel que le bicarbonate de sodium, pourrait avoir un intérêt dans des candidoses associées aux tumeurs, qu'elles en soient la cause ou la conséquence. Il s'agit d'une piste intéressante, même si une grande prudence s’impose quant à ses théories non encore validées mais qui portent visiblement certains espoirs.

Les eaux bicarbonatées : info et intox.

De plus en plus d’eaux de source et d’eaux minérales revendiquent la présence de bicarbonate parmi les minéraux qu’elles contiennent. Elles sont généralement gazeuses, mais ce n’est pas une obligation, et leur teneur en bicarbonates (le pluriel a son importance, il s’agit d’ions bicarbonate HCO3-, qui peuvent eux-mêmes être véhiculés par le bicarbonate de sodium – le plus fréquent – mais aussi par le bicarbonate de potassium) peut varier dans des proportions très importantes. On remarque d’ailleurs qu’il n’y a pas de corrélation entre la proportion d’ions bicarbonate HCO3- et celle des ions sodium Na+.

Typiquement, on peut citer les plus connues et leurs concentrations en bicarbonates:

  • Saint Yorre (4368 mg/l de bicarbonates)
  • Vichy Célestin (2989 mg/l)
  • Arvie (2195 mg/l)
  • Contrex et Hepar (403 mg/l)
  • Vittel (402 mg/l).

La présence des bicarbonates dans une eau de boisson est utile pour la digestion (c’est clairement sur ce créneau que se positionne Badoit par exemple) dans la mesure où elle accompagne l’action de la salive (qui est elle-même chargée en bicarbonate) et tamponne l’excès d’acidité qui peut être entraînée par les « abus » de table. Excès de table en termes de quantité (qui entraîneront alors un emballement des sécrétions gastriques, et donc un excès d’acides destinés à la digestion), ou en termes de qualité des aliments (l’alcool et certains aliments, riches en protéines comme les viandes, étant par nature acidifiants). Ces eaux fortement bicarbonatées peuvent aussi être intéressantes dans le cadre sportif, dans la mesure où le bicarbonate peut contribuer à neutraliser l’excès d’acide lactique produit dans les muscles (qui créent les courbatures) et lutter contre les phénomènes d’acidose métabolique (voir à ce sujet le paragraphe consacré aux performances physiques).

Des études récentes ont d’autre part démontré que la présence de bicarbonates dans les eaux de boisson ne présente pas de risques d’entraîner de l’hypertension. L’apport de sodium à travers le bicarbonate ne présente donc visiblement pas (en tous cas dans le cadre d’une consommation normale des eaux de boisson) les mêmes dangers qu’à travers le sel de table (chlorure de sodium – NaCl).

Source : MEDEC 2006, « Le renouveau d’intérêt pour le bicarbonate de sodium des eaux minérales naturelles », communication du Dr François Raoux, Cellule scientifique Neptune

Blood Hypertension and mineral waters - MEIJIDE-FAILDE Rosa (1) ; LOPEZ-SILVA M. C. (2) ; RODRIUEZ-FERNANDEZ C. (2) ; SANCHEZDEENCISO-RUIZ M. (2) ; VAZQUEZ-SEIJAS E. (2) - (1) Departamento de Medicina, Universidad de A Coruna. Campus de Oza s/n, 15006 A Coruña, ESPAGNE (2) Service de Santé de Galice, ESPAGNE

L’anecdote de la grippe espagnole de 1918 aux Etats-Unis: des témoignages parfois anciens font état de succès thérapeutiques surprenants grâce au bicarbonate. Ainsi, un médecin américain, le Dr. Volney S. Cheney, a adressé en 1924 une lettre au célèbre fabricant de bicarbonate Church and Dwight lui expliquant qu’il avait réussi à protéger ses patients de la grande grippe espagnole de 1918-1919 en leur faisant prendre des doses de bicarbonate soit préventivement, ou dès l’apparition des premiers symptômes. Précisons qu’il s’agit d’un témoignage lointain qui n’a pas fait l’objet de validations scientifiques sérieuses et qu’il n’est mentionné ici qu’à titre anecdotique. Toute manifestation de grippe doit immédiatement faire l’objet d’une consultation. Rappelons aussi que le bicarbonate, qui n’est pas un médicament, peut interférer avec un autre traitement.

Odeurs corporelles

La plupart de nos émanations corporelles n’ont pas d’odeur, c’est l’intervention des bactéries qui les utilisent pour leur développement qui crée ces odeurs. C’est typiquement le cas de la transpiration. Il s’agit d’eau chargée de sels minéraux (jusque là, pas de problème), mais aussi de déchets organiques et de toxines qui sont utilisés par les bactéries qui se trouvent à la surface de la peau… et c’est là que l’odeur apparaît. Le bicarbonate est bactériostatique, il bloque le développement des bactéries, et, en régulant le pH, il évite une acidification propice à l’émanation des odeurs. On peut donc dire que le bicarbonate ne masque pas les odeurs mais il les neutralise. Son efficacité est surprenante, son coût d’utilisation est presque inexistant, et il permet d’éviter le recours aux sels d’aluminium… A noter également que les odeurs corporelles se développent beaucoup plus lorsqu’on porte des matières synthétiques (acrylique, polyester, viscose…) que des matières naturelles (coton, laine…), probablement parce qu’elles sont moins « respirantes » et qu’elles maintiennent une humidité très préjudiciable à la surface de la peau. Cette humidité est d’ailleurs aussi favorable au développement des mycoses, qui peuvent aussi être à l’origine d’odeurs corporelles très désagréables.

Odeurs de transpiration sous les aisselles (ou sur toutes les autres parties du corps):

on peut utiliser le bicarbonate en poudre ou dans de l’eau.

  • En poudre : bien mouiller le bout des doigts jusqu’à la paume sous le robinet, saupoudrer finement de bicarbonate, et masser doucement les aisselles.
  • Diluer du bicarbonate dans l’eau tiède jusqu’à saturation (c'est-à-dire quand les grains ne se dissolvent plus), tamponner la peau avec cette solution, ou la mettre dans un petit pulvérisateur et l’utiliser comme un déodorant en spray.

Odeurs de pieds:

les odeurs de pieds sont dues à la fois à la transpiration, mais souvent aussi aux champignons microscopiques (qui se développent malheureusement parfois sous forme de mycoses et/ou de levures de la peau et/ou des ongles).

  • Sur les pieds : on peut procéder comme pour les autres parties du corps en massant les pieds après avoir mouillé sa main et l’avoir saupoudrée très finement de bicarbonate, ou avec un petit pulvérisateur (voir « odeurs de transpiration sous les aisselles »). Les bains de pieds peuvent aussi donner d’excellents résultats : diluer complètement 2 cuillères à soupe par litre d’eau tiède (env. 30 g) et procéder par bains de 20 min. Rincer ou non selon la tolérance de votre peau au bicarbonate. Nous avons reçu le témoignage d’un monsieur de plus de 60 ans qui nous a affirmé avoir souffert d’énormes problèmes d’odeurs de pieds à partir de l’adolescence. Il en est venu à bout rapidement avec des bains de pieds quotidiens, puis des pulvérisations de bicarbonate. De presque tous les jours, il a pu rapidement passer à un jour sur deux, puis une ou deux fois par semaine, et affirme ne plus jamais avoir eu de problèmes d’odeurs de pieds depuis !
  • Dans les chaussures : bien saupoudrer l’intérieur de bicarbonate (deux cuillères à soupe par chaussure suffisent généralement), secouer pour répartir le plus uniformément possible et laisser agir au moins 24 heures. Il est possible de laisser le bicarbonate dans des chaussures qui ne sont pas utilisées régulièrement, mais il ne faut pas l’appliquer directement sur le cuir.

Odeurs intimes :

  • Après la toilette classique, rincer avec une eau dans laquelle on aura dilué 1 à 2 cuillères à café (5 à 10g) de bicarbonate. Attention : une odeur inhabituelle peut être le symptôme d’une pathologie, l’utilisation du bicarbonate ne remplace en aucun cas la consultation d’un médecin.
  • Pour un panty : saupoudrer un peu de bicarbonate et porter le panty comme d’habitude.

Odeurs dans la chevelure :

une chevelure épaisse peut facilement s’imprégner des odeurs ambiantes (tabac, friture…). Ajouter l’équivalent d’une cuillère à café au shampoing habituel suffit généralement pour débarrasser les cheveux de toutes les odeurs. Mais attention : le bicarbonate neutralisera aussi peut être le parfum du shampoing !

Soins buccaux-dentaires

Beaucoup de produits que nous côtoyons quotidiennement pour nos soins bucco-dentaires contiennent du bicarbonate : les dentifrices, les solutions dentaires, les pastilles de nettoyages des appareils dentaires…. Il sera tout aussi efficace, voire même davantage, et plus économique d’utiliser directement du bicarbonate alimentaire. Néanmoins, en cas de problèmes bucco-dentaires persistants, il convient de consulter impérativement un dentiste, qui saura préciser si l’usage du bicarbonate est adapté à votre situation.

Nettoyage et blanchiment des dents :

cette utilisation du bicarbonate fait l’objet de nombreuses polémiques. On a d’ailleurs vu là-dessus écrit n’importe quoi. Certains, confondant le bicarbonate et la soude, vous promettent la dissolution quasi-immédiate de vos dents ou de vos gencives, d’autres vous mettent en garde contre la disparition de votre émail… Voyons d’abord ce qu’il en est de l’abrasivité du bicarbonate. La dureté du bicarbonate est de l’ordre de 2,5 Mohs (source : http://webmineral.com), ce qui correspond à peu de chose près à la dureté de l’ongle. Un ongle n’a jamais rayé l’émail d’une dent (essayez si vous voulez !), donc pas de danger de ce coté-là. De plus, les grains de bicarbonate se dissolvent rapidement dans la salive, leur action est donc limitée dans le temps. Cependant, une action de frottement (même le frottement de la brosse à dent) entraîne toujours une usure, même très lente. C’est pourquoi, à titre de principe de précaution, on recommande généralement de ne pas utiliser le bicarbonate plus d’une à deux fois par semaine, ce qui est d’ailleurs suffisant dans bien des cas. Le bicarbonate dissout les dépôts alimentaires qui restent coincés entre les dents, réduit le tartre et limite l’acidification buccale due au développement des bactéries qui profitent des sucres souvent en surabondance dans notre alimentation. Il combine une action mécanique d’abrasion douce à une action chimique ou biologique sur les polluants buccaux-dentaires.

  • Mode d’emploi : humidifier la brosse à dent, saupoudrer une fine couche de bicarbonate, puis ajouter le dentifrice par-dessus. Brosser comme d’habitude. Combiner le bicarbonate avec l’eau oxygénée (peroxyde d’hydrogène, H2O2) renforce l’efficacité blanchissante. On peut humidifier la brosse à dents avec de l’eau oxygénée au lieu d’eau du robinet, mais il convient d’être prudent car l’eau oxygénée est un puissant oxydant qui peut attaquer les gencives… la combinaison bicarbonate + eau oxygénée est donc à utiliser occasionnellement (pas plus d’une fois par semaine) et avec précaution (interrompre immédiatement en cas de saignement ou de sensation de brûlure des gencives).

Dentifrice maison :

les magazines et le WEB proposent de plus en plus de recettes de dentifrice maison, qui combinent souvent le bicarbonate avec du sel (NaCl, sel de table), de l’argile, du carbonate de calcium (craie..) et différents parfums ou aromes naturels. Le bicarbonate est effectivement particulièrement efficace, et a l’avantage d’être plus stable dans sa composition et ses caractéristiques que les argiles par exemple, qui peuvent être constituées de nombreux minéraux naturels dont certains peuvent être plus abrasifs que d’autres. Les huiles essentielles peuvent aussi réagir avec d’autres composants (dont le bicarbonate) et être dénaturées. Attention également à ne choisir que des huiles essentielles dénuées de toxicité et à ne pas les avaler. Les herbes séchées en poudre seront donc préférables aux huiles essentielles. Le citron devra être évité, car son acide citrique attaque l’émail des dents.

Pour une haleine plus fraîche :

l’halitose (mauvaise haleine) est due en grande majorité à des problèmes bucco-dentaires. L’accumulation des dépôts alimentaires entre les dents, favorisée parfois par une gingivite (rétractation de la gencive) constitue une source de développement pour les bactéries, et ce sont elles qui dégagent les gaz à l’origine de la mauvaise haleine.

  • Mode d’emploi : se brosser les dents avec du bicarbonate (voir paragraphe précédent) contribue déjà souvent à limiter la mauvaise haleine. Mais on peut aussi l’utiliser en bains de bouche et gargarisme : diluer 1 cuillère à café de bicarbonate dans un verre d’eau tiède. Se rincer vigoureusement la bouche en faisant bien circuler l’eau bicarbonatée dans toute la cavité buccale, si possible pendant plusieurs minutes. Terminer par un gargarisme de 2 à 3 minutes.

Nettoyage des brosses à dents et des appareils dentaires :

faire une solution saturée de bicarbonate en diluant assez de bicarbonate pour que les grains cessent de se dissoudre dans l’eau tiède. Plonger les appareils dentaire ou les brosses à dents, les brossettes inter-dentaires, et. Dans cette eau bicarbonatée pendant une nuit, bien rincer. Si l’appareil dentaire est très sale, il pourra être nécessaire de le brosser légèrement avant de le rincer.

Aphtes :

les aphtes sont de petites ulcérations superficielles des muqueuses buccales. Le bicarbonate limite la prolifération bactérienne en améliorant l’hygiène buccale et favorise la cicatrisation.

  • Mode d’emploi: rincer toute la cavité buccale avec de l’eau bicarbonatée (1 cuillère à café soit 5 g) pendant plusieurs minutes, cracher puis répéter. Compléter éventuellement avec un gargarisme. Répéter plusieurs fois par jour jusqu’à disparition.
  • Mise en garde: les aphtes sont une affection généralement bénigne. Cependant, ils peuvent être le symptôme d’une pathologie. L’usage du bicarbonate ne dispense pas de consulter un médecin.

Soins de la peau

Gommage (peeling) :

  • Réaliser une pâte homogène (3 volumes de bicarbonate pour 1 volume d’eau) et l’appliquer sur la peau. Masser doucement par cercles concentriques.
  • Mise en garde: si vous avez la sensation que votre peau est trop sèche après l’utilisation du bicarbonate, appliquer une crème hydratante. Limiter le gommage au bicarbonate à 1 à 2 fois par semaine au maximum.
  • Explication: les grains de bicarbonate exercent un peeling (gommage ou exfoliation) doux de la peau et le massage favorise la circulation superficielle. Les pores sont libérés en profondeur de leur excès de sébum et des effets de la pollution atmosphérique. L’assimilation des crèmes de soin est améliorée.

Démangeaisons de piqûres d’insectes, de méduses ou d’orties:

faire une pâte avec 3 volumes de bicarbonate et 1 volume d’eau, appliquer sur la peau jusqu’au séchage, puis rincer. En cas de piqûres sur une partie étendue du corps, il est aussi possible de prendre un bain : compter au minium 200-300 g de bicarbonate (soit quinze à vingt cuillères à soupe) pour une baignoire de 80 l. Rester dans le bain environ 20-30 mn. Attention, les bains trop chauds et trop prolongés entraînent une augmentation de la pression artérielle.

Acné, boutons de fièvre :

pour assécher et assainir les boutons, appliquer une pâte faite de 3 volumes de bicarbonate et 1 volume d’eau sur les boutons. Laisser sécher et rincer.

Eczéma, érythème :

un bain (tiède à raisonnablement chaud) de bicarbonate (5 grammes, soit une cuillère à café, par litre d’eau) de 20 à 30 mn peut soulager les démangeaisons.

Psoriasis, ichtyose et autres pathologies générant des squames :

il est maintenant établi que des bains au bicarbonate contribuent à améliorer la qualité de vie des patients en :

  • neutralisant la dureté excessive de l’eau du robinet, qui la rend particulièrement agressive et déshydratante pour les peaux irritées,
  • soulageant les démangeaisons,
  • détachant les squames en douceur, permettant à la peau de retrouver un meilleur aspect.
  • Dosage : 250 à 500 g de bicarbonate pour une baignoire de 80 à 100 l, bains de 20 à 30 mn, par cures de quelques jours (une semaine à 10 jours maximum).
  • Attention : le bicarbonate n’est pas un médicament. Son utilisation ne dispense en aucun cas de la consultation d’un professionnel de santé./li> Références :
  • Verdolini R, Bugatti L, Filosa G, Mannello B, Lawlor F, Cerio RJ. Old fashioned sodium bicarbonate baths for the treatment of psoriasis in the era of futuristic biologics : an old ally to be rescued Dermatolog Treat. 2005.
  • Samsoën M. « Balnéothérapie domestique au bicarbonate de soude : outil antipsoriasis incontournable. » Nouvelles Dermatolologiques 2006 et « Bains de bicarbonate de soude et psoriasis. Étude inaugurale ouverte monocentrique. » Nouvelles Dermatologiques 2007.
  • Leonard M. Milstone, MD, Department of Dermatology, Yale University, scholl of Medicine. “Scaly skin and bath pH: rediscovering baking soda”. Journal of the American Academy of Dermatology 2010, vol 62, Fasc.5, p. 885-886.
  • “Treatment of ichthyosis: There is always something you can do! In Memoriam: Wolfgang Küster”. Heiko Traupe, MDa and Walter H. C. Burgdorf, MDb Münster and Munich, Germany. Journal of the American Academy of Dermatology, vol 57, fasc. 3
  • /

    Soins des cheveux :

    L’ajout d’une cuillère de bicarbonate au shampoing habituel permet de :

  • Nettoyer le cuir chevelu en profondeur en détachant les cellules mortes (en particulier dans le cas des pellicules)
  • Supprimer les résidus de laque, de coloration…
  • Eventuellement, désodoriser la chevelure (odeur de tabac par exemple).
  • Ajouter le bicarbonate (1 à 2 cuillères à café) à la dose de shampoing, bien masser le cuir chevelu, laisser agir 5 mn et bien rincer. Utiliser le bicarbonate 1 fois/semaine est suffisant.
  • Digestion et appareil digestif

    C’est probablement cet usage du bicarbonate qui est resté le plus populaire chez les plus âgés des utilisateurs. Après un repas copieux et bien arrosé, qui entraîne parfois une sur-production d’acides digestifs, il était autrefois quasi-systématique de prendre « sa cuillère de bicarbonate ». Mais attention : s’il est vrai que le bicarbonate peut soulager passagèrement des brûlures d’estomac, faciliter la digestion et permettre une récupération plus rapide les lendemains de fêtes, il ne faut pas faire un usage trop intensif du bicarbonate. Il est soupçonné d’être responsable à long terme de l’effet « rebond », qui encouragerait le système digestif à produire encore davantage d’acide après neutralisation du milieu par l’effet tampon du bicarbonate. Les témoignages innombrables d’utilisateurs satisfaits du bicarbonate mentionnent rarement ce type de désagrément, mais on ne peut l’exclure.

  • Mode d’emploi : dissoudre ½ à 1 cuillère à café de bicarbonate dans un grand verre d’eau, et l’avaler à son rythme. Ne pas renouveler plus d’une fois dans la journée.
  • Mise en garde : ne pas utiliser en cas d’opération récente ou de faiblesse de l’appareil digestif ou d’ulcère. Il ne faut pas absorber des quantités trop importantes de bicarbonate après avoir mangé vraiment exagérément, car le CO2 dégagé par la réaction avec l’acide digestif (qui entraîne normalement un petit « rôt » anodin), peut (s’il ne s’évacue pas naturellement de cette façon) entraîner une mise sous pression excessive de l’estomac.
  • En cas de maux de ventre répétés ou de difficultés de digestion récurrentes, consultez votre médecin.
  • Hygiène intime et sexualité

    Odeurs intimes :

    pour limiter les odeurs intimes, ajouter 5 g (une cuillère à café) de bicarbonate à l’eau de la toilette.

    Mycoses :

    les mycoses (en particulier les mycoses vaginales) sont particulièrement répandues (car très contagieuses) et récidivantes. L’affection la plus fréquente est causée par le Candida albicans, que l’on soupçonne d’être devenu résistant à la majeure partie des molécules antimycosiques. L’action fongistatique du bicarbonate sur les champignons microscopiques (en particulier sur les moisissures) a été très sérieusement établie dès une concentration de 0,5 %. Bien que l’on avance souvent que l’efficacité du bicarbonate serait due à une neutralisation de l’acidité du milieu, il a été prouvé que d’autres molécules basiques (hydroxyde de sodium NaOH par exemple, et qui ne peut en aucun cas être utilisé comme le bicarbonate), modifiant également le pH, ne donnent pas les mêmes résultats. L’ion bicarbonate est donc clairement « positivement » impliqué…
  • Rincer la peau et les muqueuses contaminées avec de l’eau additionnée de bicarbonate à raison de 10 à 20 g (environ une cuillère à soupe) par litre d’eau. Utiliser si nécessaire une poire vaginale. Ne rincer qu’en cas de sensation d’irritation.
  • Les mycoses sont une pathologie qui nécessitent de consulter un spécialiste de santé. Le bicarbonate n’est pas un médicament et ne peut pas se substituer au traitement qui vous a été prescrit.
  • Glaires acides :

    les glaires acides rendent la conception d’un enfant impossible en tuant les spermatozoïdes avant qu’ils puissent atteindre l’ovule. De nombreux témoignages mentionnent une fertilité retrouvée grâce à des eaux riches en bicarbonate et/ou des lavements vaginaux à l’eau additionnée de bicarbonate. Ce livre n’ayant pas de vocation médicale, il ne nous appartient pas de préciser davantage, mais il est possible de consulter les forums et les blogs consacrés à ce sujet sur internet.

    Mains et ongles

    L’ajout d’une cuillère à café de bicarbonate dans l’eau de la vaisselle permet d’abattre une partie du calcaire qui dessèche la peau de vos mains. Il renforce également l’action du liquide vaisselle et permet d’en utiliser moins (on peut généralement diviser la dose par 2).

    Pour des ongles très sales :

    le plus simple est encore de les couper… mais dans le cas contraire, faire tremper ses mains dans de l’eau tiède dans laquelle 2 cuillères à café (10 g) par litre auront été ajoutées facilitera le brossage du dessous des ongles.

    Pour renforcer le brossage du dessous des ongles sales, on peut saupoudrer la brosse à ongle de bicarbonate comme on le fait pour la brosse à dents.

    Nez-gorge et oreilles

    Le bicarbonate peut contribuer à dégager ponctuellement des sinus et une gorge encombrés de mucus, et à soulager des irritations passagères.

  • Mode d’emploi : faire bouillir 1 litre d’eau pour la rendre stérile, attendre qu’elle redevienne tiède et dissoudre 2 cuillères à café (10 g) de bicarbonate. Faire circuler cette eau bicarbonatée dans les sinus (sous forme de gouttes ou avec une petite poire). Utiliser également cette eau pour des gargarismes, de préférence le soir au coucher.
  • Attention : l’utilisation du bicarbonate ne doit pas se substituer à la consultation d’un médecin. Les maux de nez et de gorge peuvent être les symptômes de pathologies graves.
  • Oreilles :

    un bouchon de cérumen occasionnel peut être dissout avec de l’eau tiède bicarbonatée (1 cuillère à soupe – soit 15 g – par litre d’eau). Poser la tête sur le côté, faire couler doucement l’eau tiède dans le conduit auditif, laisser agir 5 à 10 mn. Ne surtout pas utiliser en cas de rupture du tympan. Réservé à un usage occasionnel.

    Pieds, orteils et ongles

    Pieds.

    Pour les odeurs de pieds, voir le paragraphe « odeurs corporelles ». Le bicarbonate peut vous aider à prendre soin de vos pieds.
  • Pour des pieds très sales ou pour décrocher les peaux mortes : mouiller le pied, saupoudrer d’une très fine couche de bicarbonate et masser le pied uniformément (orteils, entre les orteils, plante des pieds).
  • Pour lutter contre les cals et les durillons : faire un bain de pieds (2 cuillères à soupe ou 30 g par litre d’eau tiède) de 20 à 30 mn. Utiliser ensuite votre râpe habituelle. Renouveler l’opération autant de fois qu’il sera nécessaire pour venir à bout de la totalité des calosités.
  • Athlète foot et mycoses des ongles (onychomycoses) :

    les propriétés fongistatiques du bicarbonate sont avérées sur de nombreuses variétés de moisissures, de mycoses et de levures. Des bains de pieds réguliers au bicarbonate (2 cuillères à café, soit 10 g, par litre d’eau) permettent d’imprégner la peau et les ongles de bicarbonate et de rendre le milieu moins favorable à la croissance de mycoses. Le mécanisme d’action du bicarbonate sur les mycoses n’est pas encore clairement établi, mais il n’est pas dû à une simple modification du pH, mais visiblement bien à l’ion bicarbonate lui-même.
  • Le petit « plus » : quelques gouttes d’huile de pépins de pamplemousse (connue pour ses propriétés antibactériennes) dans l’eau du bain de pieds apporteront un effet synergique avec le bicarbonate (pour le dosage se référer au mode d’emploi du produit)
  • Performances sportives

    Les efforts intenses, répétitifs et prolongés entraînent l’accumulation d’acide lactique dans les muscles et peuvent induire une acidose métabolique (baisse du pH de l’organisme, mesurable en particulier dans le sang). L’accumulation d’acide lactique et l’acidose métabolique peuvent entraîner des courbatures, des maux de ventre et une atteinte osseuse dans les cas les plus sévères. Les régimes sur-protéinés, que s’imposent souvent les culturistes qui pratiquent la musculation intensive pour augmenter leur croissance musculaire, accentuent le phénomène d’acidose métabolique. La prise de bicarbonate (dans le cas de la musculation, il s’agit d’ailleurs souvent de bicarbonate de potassium et non pas de bicarbonate de sodium) leur permet de favoriser la prise de muscle « sec » (par opposition à gras) plus visible et mieux dessiné, et d’éviter les manifestations dues à l’acidose métabolique.

    De nombreuses études ont été menées sur des sportifs de haut niveau dans différentes disciplines (course de fond, natation, cyclisme) et la dose optimale retenue est généralement de l’ordre de 200 à 300 milligrammes (0,2-0,3 gramme) par kilo de masse corporelle. Ainsi, un sportif de 70 kg devra ingérer environ 15 à 20 g de bicarbonate pour obtenir des effets significatifs. Cette quantité est évidemment à absorber progressivement, et devra être diluée au minimum dans deux litres d’eau.

  • Dosage : max. 300 mg par kilo de masse corporelle, à diluer à raison d’un maximum de 10 g (2 cuillères à café) par litre d’eau. Commencer les prises jusqu’à une heure avant le début de l’exercice, pendant l’exercice et après l’exercice. Une répartition de ¼ - ½ - ¼ est suggérée dans certains articles. A titre de témoignage, l’auteur signale qu’il a constaté une quasi-disparition des courbatures grâce à la prise de 10 g de bicarbonate (2 cuillères à café) diluées dans un litre d’eau immédiatement après des courses à pied de 10 à 20 km (prise répartie après la fin de l’exercice sur une période de 60 à 90 mn).
  • Précautions : un surdosage et une ingestion insuffisamment répartie dans le temps peuvent entraîner des nausées, des diarrhées et des vomissements. La réponse métabolique à la prise de bicarbonate peut varier d’une personne à une autre.
  • Réf :
  • Effects of Induced Metabolic Alcalosis on Prolonged Intermittent-Sprint Performance. Medicine & Science in Sports & Exercise. 37(5):759-767, May 2005. Bishop, david, Claudius, Brett
  • Dose-Related Effects of Prolonged NaHCO3 Ingestion during High-Intensity Exercise. AU Douroudos, Ioannis I.; Fatouros, Ioannis G.; Gourgoulis, Vassilios; Jamurtas, Athanasios Z.; Tsitsios, Tilemaxos; Hatzinikolaou, Athanasios; Margonis, Konstantinos; Mavromatidis, Kontantinos; Taxildaris, Kiriakos. CS Department of Physical Education & Sport Science, Democritus - University of Thrace, Komotini, Greece
  • Sodium Bicarbonate Improves Swimming Performance. Author(s) :LINDH A. M. (1) ; PEYREBRUNE M. C. (2) ; INGHAM S. A. (2) ; BAILEY D. M. (2) ; FOLLAND J. P. (1) ; Author(s) Affiliation(s) : (1) School of Sport and Exercise Sciences, University, Loughborough, ROYAUME-UNI (2) East Midlands Region, English Institute of Sport, Loughborough, ROYAUME-UNI
  • Le bicarbonate pour réduire la pollution de l’air intérieur.

    Le bicarbonate agit à 3 niveaux pour réduire la pollution de l’air intérieur :

    1) il évite le recours à certains produits d’entretien et de désodorisation

    2) il réduit la présence des allergènes

    3) il limite la croissance des moisissures.

    1) Les produits d’entretien et les désodorisants :

    Les produits d’entretien et les désodorisants contiennent des additifs (conservateurs en particulier) qui sont souvent sources d’intoxication et d’allergies respiratoires. Le bicarbonate est particulièrement efficace pour nettoyer et désodoriser toute la maison. Utilisé dans de l’eau ou en poudre pour profiter de ses propriétés d’abrasif doux, il dégraisse, détache, désodorise le linge, les surfaces, la vaisselle, les sanitaires. Le bicarbonate est un minéral pur qui ne nécessite aucun additif. Comme les micro-organismes (bactéries, moisissures…) ne se développent pas dans le bicarbonate, il ne nécessite l’adjonction d’aucun conservateur. De plus, il n’a pas de « tension de vapeur », ce qui signifie qu’il ne s’évapore pas dans l’atmosphère comme le font de nombreux composants chimiques que l’on appelle les COV (Composés Organiques Volatils) et que l’on retrouve dans tous les produits d’entretien. Enfin, le bicarbonate n’est pas toxique, et il est naturellement présent dans notre organisme. D’ailleurs vous remarquerez que ses emballages ne comportent aucun des petits « pictogrammes » de danger oranges que l’on retrouve sur de nombreux produits ménagers.

    2) Les allergènes :

    Les allergènes proviennent en partie des acariens, arachnides de très petite taille qui se développent dans les tapis, moquettes, matelas… Ils se nourrissent des squames de notre peau. Leurs déjections et la poussière qu’ils produisent après leur mort sont très irritants pour les voies respiratoires. Des études récentes menées par Solvay, la société la plus en pointe dans la recherche sur le bicarbonate, ont montré qu’il suffit de quelques grains de bicarbonate pour bloquer le développement des allergènes d’acariens. 20 grammes de poudre de bicarbonate par mètre carré saupoudrés sur une moquette ou un matelas, et que l’on aura eu soin de faire pénétrer dans les fibres et de laisser agir au minimum 4 heures, bloquent le développement des allergènes. Il existe de nombreux produits anti-acariens. Mais ce sont des molécules acaricides qui sont souvent de simples insecticides pyrétrinoïdes ou organophosphorés neurotoxiques dont les vapeurs se diffusent dans l’habitat. En plus d’être potentiellement dangereuses pour l’homme, ces molécules sont de moins en moins efficaces car les acariens y sont devenus progressivement très résistants. Le bicarbonate ne crée pas de vapeurs toxiques et n’entraîne pas de phénomènes de résistance chez les parasites.

    3) Les moisissures :

    Les moisissures se développent à la faveur de l’humidité, lorsque l’habitat n’est pas suffisamment aéré, dans les pièces d’eau, et lorsqu’il y a de la condensation par exemple. Ces moisissures sont sources de spores (qu’elles émettent pour se reproduire) et de mycotoxines (molécules potentiellement très toxiques qu’elles émettent pour se protéger). La bibliographie internationale est très abondante concernant les effets fongistatiques du bicarbonate. A partir de 0,5 % (soit environ une cuillère à café par litre), une eau additionnée de bicarbonate de sodium (ou bicarbonate de soude, c’est pareil) bloque le développement des moisissures. Et à 3 % (soit 6 cuillères à café par litre), une eau bicarbonatée ne laisse aucune des moisissures testées se développer. Et pourquoi le bicarbonate est-il préférable pour limiter la pollution de l’air intérieur ? On retrouve les mêmes arguments que pour les allergènes d’acariens : absence de toxicité, à priori pas de développement de résistances de la part des moisissures, et pas de génération de COV (Composés Organiques Volatils) avec le bicarbonate.