"Marseille : opération mains propres avec le Scrubb" La Provence 16/02/2016

"Marseille : opération mains propres avec le Scrubb" La Provence 16/02/2016

This entry was published on 16/02/2016 by Nicolas Opigez.

Le Sérail et la Compagnie du bicarbonate lancent un savon

Au Sérail, le savon de Marseille est produit de manière artisanale au rythme moyen de 30 tonnes par mois. Ici, la production du "Scrubb", qui sera vendu en bloc de 100 g. Photos patrick nosetto
Au Sérail, le savon de Marseille est produit de manière artisanale au rythme moyen de 30 tonnes par mois. Ici, la production du "Scrubb", qui sera vendu en bloc de 100 g. Photos patrick nosetto

Vous avez les mains noires et grasses après avoir pratiqué des travaux de mécanique ou d'entretien ? Vous cherchez toujours un produit qui gratte sans fragiliser votre peau, afin que vos mains retrouvent un état plus présentable ? Alors vous aimerez le "Scrubb". Un produit à base de savon de Marseille et de bicarbonate de sodium, l'autre nom du bicarbonate de soude. Une matière première sur laquelle Nicolas Palangié, un ancien de Solvay fondateur de l'entreprise Compagnie du bicarbonate, connaît tout. Et c'est parce que le Nordiste cherchait un partenaire expert dans le domaine du savon de Marseille, qu'il a approché Daniel Boetto, le maître savonnier qui préside le Sérail. Du partenariat des deux est né ce Scrubb, par référence au verbe anglais "to scrub", gratter.

"C'est un produit composé pour une moitié de savon de Marseille traditionnel et pour l'autre, de bicarbonate en grains pour obtenir l'effet grattant. Il nettoie rapidement les mains très grasses et très sales sans les irriter. Il existe en deux parfums : lavandin et citron", explique Nicolas Palangié. Puis de poursuivre : "Je suis très attaché aux produits naturels. Le bicarbonate a de multiples applications et les pistes dedéveloppement sont nombreuses. C'est pour cela que j'ai créé mon entreprise. Le savon de Marseille, avec ses 72 % d'huiles végétales, est un autre produit noble et naturel. Le point commun entre les deux est cette volonté de se relancer."

La collaboration avec le Sérail avait déjà donné naissance au "Lingot" avant le "Scrubb"

Le partenariat avec le Sérail qui emploie 15 salariés et produit chaque mois à Marseille une moyenne de 40 tonnes de savon, n'est cependant pas une première. Entamé il y a trois ans, il a déjà donné naissance au "Lingot", un savon de Marseille enrichi de bicarbonate à hauteur de 25 %. Conçu pour un usage ménager, il fait merveille dans le nettoyage de vêtements en venant à bout des taches rebelles et en blanchissant les cols. "C'est sa forme et sa couleur jaune qui sont à l'origine du nom que les Marseillais ont trouvé", poursuit Nicolas Palangié.

Au Sérail, on ne cache pas que le "lingot" est une véritable réussite. "On est bien au-delà de nos espérances. Ce produit est incontrôlable et marche fort", avoue le responsable des ventes. Qui espère que le "Scrubb" vendu moins de 4 € les 100 g, connaîtra le même engouement. Une chose est au moins certaine : le savon de Marseille diversifie lui aussi ses applications.

Jean-Luc Crozel

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